"1348. La peste noire déferle sur l'Europe 1367. Deux jeunes frères dominicains se rendent à Toulouse pour trouver le précieux papier sur lequel leur prieur entend écrire le récit de sa vie. Et sa confession risque de faire basculer l'Eglise en révélant la vérité sur les origines de la Peste et la façon dont elle fut liée au destin de son maître, Eckhart de Hochheim, dit Maître Eckhart, théologien mystique et prêcheur le plus admiré de la chrétienté. Puis maudit. Guerres, inquisition, persécution et trahisons ; des bancs de la Sorbonne aux plaines reculées d'Asie centrale, Antoine Sénanque mêle les destins de personnages historiques et de fiction, marie petite et grande Histoire, et signe un texte exceptionnel, tout à la fois roman d'aventures, fresque historique, étude théologique et policier médiéval. Un page-turner spirituel et dramatique dans lequel les paroles d'Eckhart et les choix de nos héros font sonner autrement le beau nom grave de fraternité. Un coup de maître.."
Chez Grasset - 432 pages
Ne me jugez pas, mais j'aime les romans évoquant de près ou de loin la peste. Plus, c'est un auteur que j'avais envie de découvrir.
Essence du Récit
L'histoire se déroule en Royaume de France, dans la seconde moitié du XIVème siècle. Antoine Sénanque nous dépeint un univers religieux (pas ou peu de protagonistes laïcs ici) violent et sans pitié, où les rivalités sont reines. L'ambiance est triste, porteuse de bien peu d'espoir malgré un protagoniste principal érudit et solaire. Nous sommes vraiment ici au cœur de ce qu'on imagine de pire concernant le Moyen-Âge, l'Inquisition et les persécutions religieuses en général. Additionné à cela les présences lourdes de la peste et de la lèpre... Néanmoins : retenir avant toute chose l'érudition du roman dans sa globalité, sa belle langue, certains protagonistes forts et une fin saisissante. L'évocation des Béguines également, rares en littérature historique. Simplement, l'ambiance est morne, et c'est voulu.
Le roman est prenant, très sensoriel. On s'imagine sans peine les mauvaises odeurs, la saleté, mais aussi la beauté d'un monastère, le bruit des outils d'un copiste... Toutefois, il est de rythme lent, et nécessite de s'y plonger de manière approfondi pour en épouser le rythme, sous peine d'un léger ennui ou d'une sensation de longueur.


La lecture est assez dense, plutôt longue. Le roman est parfois dur dans son propos, mais aussi très romanesque. Il ne m'a fallu que quelques jours pour en venir à bout, avec des temps de lecture d'une heure ou deux en moyenne pour être bien dedans à chaque fois.
Spécimen archivé dans l’herbier le 08/03/2024.
Le livre revient en tête après coup. Certaines scènes ou idées s’installent dans l'esprit, sans pour autant être obsédantes.
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