"Mika Moon a toujours – enfin, presque toujours – respecté trois grandes règles. Cacher sa magie (dans les vidéos qu'elle poste en ligne, elle fait juste semblant d'être une sorcière). Faire profil bas (après tout, qu'est-ce que 14 000 abonnés ?). Et rester à l'écart des autres sorcières (sauf à l'occasion de leur sacro-sainte réunion trimestrielle). La jeune femme a donc pris l'habitude d'être seule et a même passé le plus clair de sa vie d'adulte à déménager en prenant garde de ne jamais s'attacher à qui que ce soit.
Un jour, pourtant, elle reçoit une intrigante offre d'emploi : devenir la professeure particulière de trois jeunes sorcières dans une mystérieuse propriété du Norfolk baptisée la Maison de Nulle Part. Et voilà qu'en un coup de baguette magique (et contre toutes les règles élémentaires de sorcellerie), elle se retrouve bientôt mêlée aux secrets de ses quatre hôtes, aussi excentriques qu'attentionnés.
Parmi eux, Jamie, bibliothécaire irlandais grincheux mais contre toute attente attirant, est prêt à tout pour défendre ses trois petites protégées. Or, à ses yeux, la nouvelle venue est une menace – une menace incroyablement irritante...
Alors que Mika commence enfin à s'ouvrir aux autres, l'idée d'avoir trouvé une famille – une vraie –, et peut-être même plus, fait peu à peu son chemin dans son esprit. Mais la magie est imprévisible... et si toute cette histoire n'était qu'une bombe prête à exploser ?"
Chez Lumen - 407 pages
Un titre dont on entend beaucoup de bien, servant de figure de proue à ce qu'on appelle apparemment la "cosy fantasy".
Essence du Récit
L'histoire se déroule en Angleterre, de nos jours.
Notre protagoniste, Mika, est une sorcière moderne et bien ancrée dans son époque, elle qui à défaut de pouvoir vivre ses pouvoirs haut et fort les met faussement en scène sur un bel Instagram qu'elle entretient amoureusement. Sa rencontre avec les habitants de La maison de nulle part sera truculente.
Certes, on sent rapidement poindre une romance ; mais le reste n'est pas négligé. Il est bien question d'aider trois petites filles à maîtriser des pouvoirs incontrôlables, mais aussi et surtout pour Mika de réfléchir à ce que signifie le fait d'avoir une famille pour elle qui se sent parfois si seule.
Pourquoi cette appellation de cosy fantasy ? J'imagine que c'est parce que la majorité des évènements se tiennent en intérieur, sans violence à outrance ni choc quelconque, épousant une esthétique très romantisante (le thé, le jardinage, les bonheurs simples, une magie joliment narrée). Déjà vu dans d'autres œuvres par le passé, mais j'imagine qu'il était temps de donner un nom à ça afin de lancer un nouveau genre à la mode ?
Ce roman m'a fait passer un excellent moment, tant et si bien que j'aurais pu le lire d'une traite. L'écriture est très bien, l'enchaînement des différents évènements également.On entre dedans très vite, et la romance est super réussie, on y croit à fond. L'équilibre entre les différents arcs est quasi-parfaite, jamais par exemple la romance n'empiète sur le léger suspense. C'est aussi un roman facile à poser et à reprendre... Si on arrive à le lâcher !



Comme dit plus haut, il est si fluide qu'il peut quasiment se lire d'une traite si on est très bon lecteur. Sinon, je dirais en deux grosses sessions de lectures, si on a du temps, pour un total de 6 h environ.
Spécimen archivé dans l’herbier le 20/03/2024.
Un ou deux moments, une ambiance, un personnage qui restent un peu. On s’en souvient, sans y revenir vraiment.
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