"«Église anglicane de Christchurch (Nouvelle-Zélande) recherche jeunes femmes honorables pour contracter mariage avec messieurs de notre paroisse bénéficiant tous d'une réputation irréprochable.» Londres, 1852. Hélène, préceptrice, décide de répondre à cette annonce et de tenter l'aventure. Sur le bateau qui la mène au Pays du nuage blanc, elle fait la connaissance de Gwyneira, une aristocrate désargentée promise à l'héritier d'un magnat de la laine. Ni l'une ni l'autre ne connaissent leur futur époux. Une nouvelle vie - pleine d'imprévus - commence pour les deux jeunes femmes, qu'une amitié indéfectible lie désormais..."
Chez L'Archipel - 643 pages
Envie de découvrir une autrice spécialisée dans un genre adoré : le roman-fleuve/mélodrame historique.
Essence du Récit
L'histoire se déroule d'abord au Royaume-Uni, puis sur un bateau en direction de la Nouvelle-Zélande, et enfin en Nouvelle-Zélande elle-même. Chaque lieu représente dans le livre un nombre important de chapitres, ce qui est plaisant car on a l'impression que l'autrice prend son temps pour nous conter toute cette histoire chorale, puisque de deux points de vues, on s'étirera parfois à davantage l'espace de quelques lignes.
Les deux protagonistes principales sont intéressantes, on a grand plaisir à les suivre au rythme des années, des bonheurs (souvent minces) et des déconvenues (bien plus nombreuses). Contrairement à des romans comme ceux d'Anna Jacobs (telle la série Swan Hill), Sarah Lark fait le choix d'offrir parfois des moments de narrations plus sombres, plus ambivalents dans les relations hommes/femmes de l'époque ou encore dans ce qui attrait à la colonisation. C'est appréciable, bien que rendant le destin des protagonistes difficile à lire parfois. Ainsi, à ce titre, la traversée en bâteau s'avère particulièrement immersive, relatant autant les difficultés quotidiennes (maladies, épidémie, nourriture) que celles plus sociales (hommes et femmes, différences de classe, traitement des enfants).
Grossièrement, moins de mièvrerie (sans que cela soit péjoratif) ici, mais davantage du mélodrame de grande saga historique.
Le roman prend, indéniablement. Entre les lignes, on oublie facilement son environnement, les descriptions très cinématographiques de l'autrice aidant d'autant plus à se représenter les différentes scènes.
Certains moments se font même marquants.

Le roman est tout de même un peu épais (jusqu'à 800 pages dans certaines éditions poche), il nécessite donc un temps de lecture tout de même important. Néanmoins, la lecture est fluide, le romanesque nous emportant à chaque moment de lecture avec lui. Pas d'ennui, malgré l'épaisseur, donc un rythme de lecture constant. Avec une lecture régulière : une bonne semaine à sentir l'humidité du climat néo-zélandais comme si on y était.
Spécimen archivé dans l’herbier le 10/06/2024.
Le livre revient en tête après coup. Certaines scènes ou idées s’installent dans l'esprit, sans pour autant être obsédantes.
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