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06 juin 2025

Kukum, de Michel Jean

"C'est un de ces soirs où je trayais les vaches dans la lumière du soleil couchant que je l'ai vu pour la première fois. Un canot est apparu, descendant en silence la rivière. Un homme torse nu, à la peau cuivrée, ramait sans se presser, se laissant pousser par le courant. Il paraissait à peine plus âgé que moi. Nos regards se sont croisés. Il n'a pas souri. Et je n'ai pas eu peur."

Chez Dépaysage - 296 pages

Origine de la cueillette

Une recommandation oubliée qui a fini par refaire surface après une lecture sur les pensionnats autochtones.

Milieu exploré

Essence du Récit

Littérature des Grands Espaces (Exploration)60%
Fiction historique (Mémoire Autochtone)95%
Drame social (Mélancolie)80%

L'histoire se déroule au Québec, dans la région du Lac Saint-Jean, au début du XXème siècle. Kukum, c'est l'aïeule de l'auteur, une femme blanche qui a eu un coup de foudre pour un Innu dont elle a adopté le mode de vie. L'auteur évite l'idéalisation facile et montre la fin brutale d'un monde : l'arrivée des colons et la sédentarisation forcée. Une violence sourde, mais totale.

Immersion

Pur bonheur pour les amateurs de littérature des grands espaces. On se perd aux côtés de l'héroïne dans la solitude de ces forêts majestueuses. On peut poser ce livre et se retrouver instantanément réimmergé, même dans un environnement bruyant. On ressent aussi toute la peine de voir ces paysages dévastés par la déforestation.

Temps de conservation

Le roman se lit très vite (environ 200 pages en format poche), mais il appelle paradoxalement à la lenteur. Il demande de faire travailler ses sens au maximum pour s'imprégner de l'atmosphère.

Indice de traces

Spécimen archivé dans l’herbier le 06/06/2024.

🌿🌿🌿🌿🌿 [4] — Trace marquée :
Envie d’en reparler, d’y repenser, parfois d’y revenir. Le livre a laissé quelque chose de net.

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