"Trois hommes se réveillent dans les débris d'un chariot accidenté en pleine montagne. Aucun d'eux n'a le moindre souvenir de son nom, de son passé, de la raison pour laquelle il se trouve là, en haillons, dans un pays inconnu. Sur leurs traces, une horde de guerriers, venus de l'autre bout du monde, mettra le royaume à feu et à sang pour les retrouver. Fugitifs, mis à prix, impitoyablement traqués pour une raison mystérieuse, ils vont devoir survivre dans un monde où règnent la violence, les complots et la magie noire.."
Chez Pocket Fantasy - 381 pages
Après une lecture satisfaisante du dyptique Aeternia, du même auteur + grande lectrice de blogs, je me rappelle qu'à sa sortie ce titre avait eu un succès critique considérable.
Essence du Récit
L'histoire se déroule au cœur d'une contrée fictive, que l'on apprend à connaître en même temps que les trois protagonistes amnésiques de l'histoire, dans un univers médiéval-fantastique tout ce qu'il y a de plus classique, avec rois, villages, seigneureries et places de marché bondées. L'ambiance est étrange, entre action et mystère.
Au départ, on trouve le monde imaginé par l'auteur peu construit, mais il faut bien garder en tête que nous le découvrons en même temps que nos héros, qui ne se souviennent de rien. On en sait toujours assez peu à l'issue de ce premier tome d'ailleurs, mais on est ferré par l'envie d'en savoir davantage.
En parlant d'eux : ils sont très bien caractérisés chacun avec leurs particularités physiques et psychiques, ainsi que leurs compétences. On est surpris, on a peur, et on rit en même temps qu'eux devant un monde complètement hostile, contre lequel ils n'ont qu'un seul choix : se serrer les coudes.
On retrouve vite la gouaille typique de Katz, une verve linguistique qui donne des dialogues rythmés et des moments parfois cocasses, mais qui sait aussi décrire la violence et l'émotion - il l'a prouvé dans Aeternia d'ailleurs.
Le rythme est très fluide, malgré une ou deux petites longueurs à certains moments précis de stagnation des protagonistes, mais l'attachement est bien là : on pardonne.
Le roman est totalement immersif, dès les premières pages, avec cette entrée en matière super cinématographique, originale et finalement très visuelle de trois hommes amnésiques qui sortent de tonneaux comme on naît une nouvelle fois, passant du noir à la lumière du jour en un rien de temps.
Si on pose le roman, on est dedans à nouveau en deux phrases : c'est une lecture addictive, happante, efficace. Les pages coulent parfois sans même qu'on ne les sente passer, comme si nous étions un quatrième comparse de l'aventure. C'est assez fascinant comme sentiment !



Vous l'aurez compris : le livre n'a pas fait de pli entre mes mains. Il est fort en rebondissements en tout genre. Laisse une impression nette à chaque arrêt de lecture, comme si on était entre deux mondes. Deux ou trois jours maximum, si comme moi vous êtes accro !
Spécimen archivé dans l’herbier le 28/11/2024.
Le livre revient en tête après coup. Certaines scènes ou idées s’installent dans l'esprit, sans pour autant être obsédantes.
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