"Terre, année 2354. Deux cents ans après la guerre des Ires, un conflit qui a lui-même couru sur près d’un siècle, le monde a changé de visage. Ayant brisé le cycle infernal des luttes armées et des catastrophes écologiques par la grâce de la nanotechnologie, l’humanité se protège d’une nature résolument hostile au cœur de cités-États. Les plus avancées ont connu l’Élévation, un procédé nanotech qui leur a permis de gagner les nuages, loin du Sol et de ses pollutions délétères. Dont la puissante Venise, pionnière des villes-tiges, qui étend son emprise planétaire par l’entremise de ses guildes ancestrales riches d’une maîtrise technologique bien gardée. Mais dans la Sérénissime, les haines sont tenaces et les jeux de pouvoir incessants. La séculaire Sintonia, lignée de redoutables femmes assassins usant du Diapason, un contrôle mental issu d’une nanite dont elles seules détiennent l’apanage, s’apprête à en faire les frais ? jusqu’aux dernières de ses membres. À moins que… Dans ses sombres ruelles chargées d’histoire, au cœur de ses palais vertigineux, par-delà ses ponts suspendus et ses gondoles volantes, la Cité des Doges protège ses secrets derrière de nombreux masques…"
Chez Le Bélial' - 416 pages
Un résumé évoquant à la fois l'Italie d'antan et la SF la plus technologique qui m'a rendu curieuse + de bonnes critiques sur différents sites.
Essence du Récit
L'histoire se déroule au XXIVe siècle, principalement à Venise, désormais élevée sur plusieurs plateformes très en hauteur, comme d'autres villes d'Europe grâce aux nanotechnologies. Le récit commence par un massacre : celui d'une lignée familiale de femmes, une guilde spécialisée dans la surveillance et le meurtre, après une affaire qui tourne court.
Nous suivons quatre sœurs survivantes — bien que chacune se croie pleinement orpheline — d'âges différents, qui se relaient dans la narration pour raconter l'après. Si l'une est captive d'un groupuscule menant des expériences d'amélioration technologique sur les corps, l'autre fuit Venise en quête de sens, tandis que la suivante fomente une vengeance implacable et que la dernière, handicapée motrice, apprend à appréhender le monde nanotechnologique qui l'entoure.
On suit chaque destinée avec intérêt, malgré de nombreuses ellipses temporelles et un manque d'émotions et de descriptions, qui rendent le récit tour à tour confus, long, voire invraisemblable. On a parfois l'impression de perdre de vue l'intrigue, comme si certains fils narratifs disparaissaient avant d'avoir vraiment pris forme.
C'est dommage, car Audrey Pleynet a de bonnes idées. Celle de mêler les codes de l'époque moderne (les guildes d'artisanat, les cités-États) à un futur chaotique, après une guerre mondiale et une pollution qui a tout ravagé, est la plus intéressante. Elle brouille les pistes d'une SF « classique » en y intégrant des éléments sociétaux et politiques désuets. Elle s'autorise même une incursion dans l'Antiquité romaine. La notion de Diapason, un contrôle mental transmis au sein d'une même famille sur plusieurs générations, soulève aussi des questions éthiques. Mais il manque au roman, et à l'écriture d'Audrey Pleynet, une tension capable de soutenir l'intérêt et le suspense.
Pour moi, c'est un rendez-vous manqué : une belle apparence, mais un contenu qui ne tient pas ses promesses.
L'illustration de couverture m'a beaucoup aidé à me représenter mentalement les villes-tiges, car sinon cela n'est pas simple. Globalement, il manque tout de même quelques descriptions, y compris concernant les protagoniste. Certains moments sont très prenants, d'autres bien moins. J'ai ressenti de l'ennui, parfois, et me suis même demandé à un moment si je ne devrais pas abandonner le roman.
Il m'a fallu quasiment deux semaines afin de terminer ce texte, cela n'étant pas vraiment fiable car je décrochais parfois très facilement de cette lecture.
Spécimen archivé dans l’herbier le 30/04/2026.
Quelques éléments en tête juste après… puis ça disparaît vite. Lecture correcte mais interchangeable.
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